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Cette recette, je l’ai imaginé un printemps de 1998 alors que je planchais sur ma nouvelle carte.

Je cherchais un plat à base d’agneau car au printemps et notamment pendant les fêtes de Pâques, on mange l’agneau en Provence ; de plus les élevages ovins de Provence et haute Provence sont anciens et réputés au-delà des frontières de la région.

Nous avons notamment l’agneau de Sisteron qui a le label AOP mais aussi l’agneau de la Crau, nourrit au célèbre foin de Crau…Le foin de Crau est l’appellation d’origine d’un foin produit par les agriculteurs dans la plaine de la Crau dans le département des Bouches-du-Rhône, entre Rhône et Durance ;

 C’est la première appellation d’un produit agricole non-vivrier à être préservée via une appellation d’origine contrôlée (AOC) enregistrée en 1997. Les balles sont reconnaissables grâce à une ficelle rouge et blanche.

Ce foin, au-delà de nourrir les agneaux et même les chevaux de course est aussi utilisé en cuisine : En 1986, Alain Passard achète le restaurant de son ancien mentor Alain Senderens L’Archestrate (trois étoiles), et le rebaptise L’Arpège. C’est là qu’il débute, cette même année, l’élaboration d’un poulet au foin. Depuis, il a été rejoint dans cette démarche innovatrice par David Toutain (petites brioches au foie gras et à l’anguille, fumées au foin), Marc Veyrat (glacé au foin), Emmanuel Renaut (pigeon cuit au foin et au genièvre), Cyril Lignac (agneau de Lozère à la peau caramélisée et au foin de Crau), et bien d’autres. L’engouement de cette cuisine au foin fait rechercher par les chefs le foin de Crau qui permet de donner aux mets ainsi préparés un goût fumé aux saveurs végétales.

Mais revenons à notre agneau ( )…Nous sommes donc en 1998 et jusque là, j’ai toujours travaillé des pièces à rôtir (carré, selle), à poêler (filet), j’ai travaillé l’agneau en croûte de sel, de feuilletage ou d’argile…toujours des cuissons courtes et j’ai envie de faire un agneau avec une longue cuisson (que l’on appellera plus tard « à basse température »…cherchant l’inspiration, je pense à la fois au gigot des 7H et au confit de canard et j’imagine un gigot confit longuement au four dans l’huile d’olive avec des aromates.

J’ai progressivement amélioré cette recette, dans sa cuisson mais aussi dans sa finition et je vous la livre aujourd’hui très aboutie. C’est un régal !

Voici ma recette : pour 8/10 personnes

Commencer l’avant-veille ….

-1 gigot d’agneau désossé et ficelé
-1L huile tournesol
-0,5 L huile olive
-10 échalotes
-10 gousses d’ail
-Thym (branches), laurier, romarin (branches), sauge, poivre en grains.

Saler et poivrer le gigot sur toutes ses faces.

Disposer le gigot dans une cocotte ainsi que les échalotes épluchées entières, les gousses d’ail idem et les aromates.

Laisser mariner 24H au frais.

Le lendemain….

Préchauffer le four à 150°C

Porter à frémissement sur le feu et enfourner pendant 3H à couvert.

Au bout d’une heure, retirer les échalotes et les gousses d’ail et réserver.

A la fin de la cuisson, laisser refroidir le gigot dans son huile.

Une fois refroidi, ôter la ficelle du gigot et le poser sur du cellophane.

Rouler le gigot dans le cellophane en faisant plusieurs tours pour lui donner une forme régulière.

Remettre dans la cocotte de cuisson avec l’huile afin qu’il flotte et ne soit pas posé pour éviter qu’ensuite il ait un côté plat et mettre au frais.

Le surlendemain…

Le gigot se sera solidifié, le sortir de l’huile et filtrer l’huile.

Entourer le gigot de papier aluminium (autour du film) et ficeler à espaces réguliers.

Tailler ensuite des tournedos de l’épaisseur que vous voulez (entre 8 et 10) et passez- les à la poêle sur une face avec l’huile de cuisson et une noix de beurre pour leur donner une belle couleur dorée et un croustillant.

Réserver dans un plat creux, ajouter un peu d’huile cuisson et passer au four au moment de servir.

Enlever le tour aluminium/cellophane au moment du dressage.

Vous pouvez le servir dans le plat ou à l’assiette.

A savoir : les échalotes confites et les gousses d’ail pourront être servies avec le gigot en accompagnement.

Vous pourrez également accompagner ce plat avec des artichauts barigoules ou un ragoût de pois gourmands (voir recettes sur ce blog), des haricots verts, des pommes grenailles etc…

Astuce de chef :

Demandez à votre boucher des os d’agneau concassés afin de faire un jus d’accompagnement.

Faire pincer vos os dans une cocotte sans gras avec 1 échalote émincée, 2 gousses d’ail, 1 branche de thym et une feuille de laurier.

Quand c’est bien coloré, ajouter 1 verre de vin rouge et un bouchon de cognac et réduire de moitié.

Mouiller fond de veau (ou à défaut bouillon de volaille) et cuire à mijotage 20mn.

Retirer du feu et laisser infuser 1h.

Passer au chinois et servir tel quel ou aromatiser à votre choix (truffes…thym…citron zeste…olives hachées etc…

8 avril 2020

Les beignets de fleurs de courgette sont une spécialité de la cuisine provençale, du Pays niçois, d’Italie et des pays des Balkans faits de fleurs de courgettes (ou de courges) enveloppées de pâte à frire.

Au Moyen Âge et à la Renaissance, les beignets sont plus fréquemment utilisés dans la cuisine méditerranéenne que septentrionale où l’on préfère les crêpes, deux recettes d’origine romaine.

Pour réaliser des beignets, il faudra choisir des fleurs de courgettes (fleurs mâles).

Les beignets de fleurs de courgettes peuvent se servir en entrée ou en garniture.

Voici ma recette : (pour 15 fleurs)

 Pâte à beignets

-100G : Maizena
-100G Fécule de pomme de terre
-100G Créme de riz
-30CL eau gazeuse
-2 cuillères à huile d’olive
-1/2 sachet de levure chimique
-ail, persil (ou/et basilic), piment d’espelette.
-3 blanc d’oeufs

Rincer délicatement les fleurs et ôter le pistil.

Mélanger le tout sauf les blancs que l’on monte en neige et que l’on incorpore juste avant la cuisson (cela permet de faire la base la veille par ex de cette façon les ingrédients infusent bien).

Tremper les fleurs une à une dans la pâte (selon la grosseur des fleurs, si vous voulez de plus petits beignets, couper les fleurs en deux).

Frire à frémissement 1mn de chaque côté (environ).

Egoutter sur un papier absorbant , saler et servir.

A savoir :

Les « fécules » sont plus légères que la farine et donnent un côté plus croustillant aux beignets.

L’eau gazeuse quant à elle apportera de la légèreté mais l’eau plate fait aussi l’affaire.

Astuce de chef :

Vous pouvez accompagner les beignets avec de l’aïoli.

8 avril 2020

La cervelle d’agneau est un abat et un mets fréquemment utilisé dans la cuisine Provençale du fait d’une grande concentration des élevages ovins dans cette région.

Depuis l’enfance, j’ai toujours mangé de la cervelle à la maison.

On la préparait « meunière », « aux câpres » ou encore « en vinaigrette » mais le plat que l’on attendait étant enfants c’était les beignets que ma grand-mère nous faisait.

Elle tenait elle-même cette recette de mon arrière grand-mère et ma mère continue de nous en régaler.

Voici la recette familiale :

-6 cervelles d’agneau
-vinaigre de vin
-sel
-bouquet garni (thym, laurier)


Pâte à beignets :
-400G farine
-200G lait en poudre
-42G levure de boulanger (1 cube)
-400G eau


-Dissoudre la levure dans un peu d’eau (légèrement tiède) et mélanger le tout.
-Laisser pousser 2H.
-Mettre à dégorger les cervelles sous un filet d’eau froide pendant 30MN.
-Mettre les cervelles dans une casserole d’eau froide, ajouter le vinaigre, le bouquet garni et le sel. Porter à frémissement et faire pocher pendant 10 min. Les égoutter et les rincer sous l’eau froide pour les raffermir.
-Égoutter les cervelles et retirer les membranes et traces de sang.
-Couper les cervelles en 6 morceaux égaux, mettre les morceaux dans la pâte et mélanger.
-Mettre 1/2L huile de tournesol dans une poêle à bords hauts et chauffer (180°)
-Prélever, avec une cuillère à soupe, un peu de pâte en veillant à ce qu’il y ait un morceau de cervelle et plonger dans l’huile 3MN environ.
-Egoutter sur un papier absorbant et saler les beignets.
-Déguster chaud ou froid.

A savoir :

Vous pouvez utiliser cette pâte pour des beignets de courgettes ou d’aubergines en pelant et taillant de fines lamelles dans des tronçons de courgettes ou d’aubergines.

Procéder de la même manière.

Peut se déguster avec une vinaigrette composée simplement de sel, poivre, vinaigre de  vin et huile d’olive.

8 avril 2020

Typiquement Provençale et paysanne, la recette de ce mets a beaucoup évolué au fil du temps. À l’origine, elle consistait à faire cuire les artichauts comme des barigoules (lactaires délicieux ou pinins), « c’est-à-dire coupés au ras de la queue, arrosés d’huile et grillés. ».
Sa première transformation eut lieu quand les cuisiniers des grandes maisons l’adoptèrent et élaborèrent une farce pour l’artichaut. Celle-ci comprenait des barigoules hachées avec divers aromates, puis mêlés à du lard émincé. Cette préparation farcissait les artichauts évidés, qui étaient ensuite entourés de bardes avant d’être braisés en sautoir.
La barigoule est un champignon méridional qui pousse de la fin de l’été au début de l’hiver, essentiellement sous les pins. Si les pins de Provence supportent la sécheresse ainsi que les sols pauvres de natures différentes (calcaires, schisteux, acides…), les champignons qui y sont liés (les pinins) sont très vite attaqués par les vers
Ce qui peut expliquer que vers le milieu du XVIIIe siècle, ce champignon fut oublié. La farce disparut de la recette et seule l’appellation fut conservée, avec une garniture composée de lard haché, d’ail écrasé et d’herbes aromatiques diverses.
Pour ma part, dés que les premiers « violets » apparaissaient au printemps, ma grand-mère nous cuisinait les premières Barigoules de l’année. Ce plat est inscrit dans ma culture culinaire.

C’est un plat que l’on peut consommer en entrée (chaud ou froid) ou en garniture de viande ou de poisson du début du printemps jusqu’ à la fin de l’été.

Voici ma recette : Pour 4 personnes (en entrée)

-12 artichauts « petits violets » ou « poivrades ».
-1 citron
-3 carottes
-4 oignons nouveaux (cébettes)
-5 gousses d’ail
-200G lardons (poitrine salée)
-Huile d’olive
-25CL Vin blanc
-1L Bouillon de volaille (cube)
-persil 
-bouquet garni (thym, laurier)
-sel, poivre

Les artichauts doivent être petits et jeunes car on va les utiliser quasiment entiers.
Couper le haut des feuilles de l’artichaut (la moitié environ) et donner un coup de couteau autour afin d’enlever les feuilles extérieures. Garder une partie du pied (tendre) et la tailler en pointe.

Couper l’artichaut en deux (enlever le foin au besoin mais si vos artichauts sont vraiment jeunes ça ira), le citronner en le badigeonnant d’un citron coupé en deux et réserver dans de l’eau froide avec la deuxième moitié du citron pressée.
Tailler les carottes en dès (ou rondelles), émincer les cébettes (le blanc et une petite partie du vert) ou à défaut ciseler les oignons (2), écraser les gousses d’ail sous la paume de la main et mettre le tout à suer à l’huile d’olive avec les lardons.
A légère coloration mouiller au vin blanc, évaporer l’alcool quelques minutes et ajouter les artichauts (égouttés bien sûr).
Saler (très peu, attention il y a des lardons), poivrer, ajouter le bouquet garni et mouiller avec le bouillon de volaille.
Cuire à petit feu et à découvert environ 40mn (piquer le « cul » pour vérifier si c’est cuit) et ajouter du persil haché dans la préparation après avoir arrêté le feu. Rectifier
l’assaisonnement au besoin.
Servir.

Astuce de chef : 
L’artichaut supporte bien d’être relevé, n’hésitez pas à poivrer ou à ajouter du piment d’Espelette par ex.

A savoir :
L’artichaut Barigoule se sert avec ou sans son bouillon, cela dépend de l’utilisation que vous en ferez. Personnellement je préfère avec, quand il est en garniture quitte à le servir à part.
Servi froid, le bouillon est inutile.
N’hésitez pas à en cuisiner un bon plat afin de le manger froid le lendemain (ou réchauffé).

30 mars 2020

Une madeleine est un petit gâteau traditionnel lorrain aux œufs, en forme de coquillage, allongée ou ronde. 

On la retrouve également en Espagne, où elle fait partie intégrante de la cuisine ; elle aurait été apportée en Espagne par les Français lors des pèlerinages à Saint Jacques de Compostelle.                                                   

Voici ma recette:

-250g sucre.
-250g farine.
-250g beurre.
-5g bicarbonate (ou levure chimique 9g)
-200g œufs entiers (4 œufs).
-zeste de citron râpé (ou orange).

Blanchir sucre+ oeufs, ajouter farine puis beurre ramolli+ bicarbonate+zeste.
-laisser reposer au frais 2h.              

 Mouler dans des moules à madeleines graissés (environ 1 bonne c à soupe de pâte par empreinte) et cuire 8mn à 200C.                                                            
Se conserve plusieurs jours filmé individuellement dans une boîte !

30 mars 2020

Le tendron est la paroi abdominale du  du veau, un morceau à « braiser ».

La recette que je vous propose est une recette familiale de saison, le tendron de veau « bourgeoise » aux artichauts : 

Pour 4 pers :

-4 tendrons de veau
-6 à 8 artichauts  « petits violets »
-1 citron
-2 carottes
-1 oignon blanc
-100G lardons salés
-3 gousses d’ail
-1 bouquet garni (thym, laurier, persil).
-1 petite boite tomate concentrée (150G environ)
-25CL vin blanc
-huile d’olive, beurre, sel, poivre.
-1/2L jus de veau (ou bouillon de volaille).

 – Préparer les artichauts (prendre des « petits violets ») en coupant le haut des feuilles et en enlevant les feuilles autour puis couper les artichauts en deux et les blanchir 3mn à l’eau salée et citronnée. 
-Faire saisir (à coloration) les tendrons de veau au beurre et à l’huile d’olive, que vous aurez coupés en 3 morceaux au préalable.
-Réserver puis suer dans les sucs carottes, oignons, lardons, gousses d’ail écrasées, ajouter un peu d’huile d’olive et un bouquet garni..
– Ajouter tomate concentrée, Mouiller vin blanc, évaporer l’alcool et mouiller jus de veau à hauteur (ou à défaut bouillon de volaille), assaisonner sel, poivre. 
-Cuire à demi-couvert et à feu doux 1h10mn environ, ajouter les artichauts et cuire encore 10 bonnes minutes.

Astuce de chef:

– Préparer la veille et réchauffer le lendemain, servir, bon appétit.

-À savoir: 

-Vous pouvez ajouter des pois gourmands et des petites pommes de terre nouvelles (taillées en coin de rue) pour un ragoût printanier.
– Les pois gourmands seront blanchis à l’eau salée puis ajoutés en fin de cuisson comme les artichauts, les pommes de terre idem.
– N’hésitez pas à rajouter du bouillon (ou de l’eau) si nécessaire.
-Le tendron de veau est un morceaux peu onéreux et très goûteux.

22 février 2020

Dans la famille des pois frais, on consomme soit les graines seules : c’est le « petit pois », ou pois vert, que l’on écosse au préalable, lancé en France à l’époque de Louis XIV ,soit la gousse entière :

 C’est le « mangetout » ou « pois gourmand », qui a une gousse plate et se consomme avant la formation complète des grains (sinon, du parchemin se forme sur la gousse).

Les pois-gourmands sont des légumes de printemps et en Provence on a coutume de les manger en garniture de viande ou de poissons.

On peut les cuire à l’anglaise (eau bouillante salée) et les manger en

Vinaigrette ou juste passés au beurre (seuls ou avec d’autres légumes de printemps pour faire une garniture printanière) ou les préparer en ragoût.

Voici ma recette : Pour 6 à 8personnes

– 1 kg de pois gourmands
– 200 gramme de lard maigre en lardons
– 3 ou 4 oignons nouveaux (cébettes) ou 1 oignon blanc
– 3 carottes
– 4 gousses d’ail
– 20cl vin blanc
– 2 c à soupe de concentré de tomates
– 50 cl de jus de veau ou d’eau
– 5 cl d’huile d’olive
– 1 bouquet garni (thym, laurier)
– sel , poivre

-Comme pour les haricots verts, rincez-les et coupez les extrémités des pois-gourmands et enlevez les fils s’il y en a. (choisir des petits pois-gourmands, plus tendres et sans fils).

-Faire revenir les lardons , les oignons ciselés (ou émincés si c’est des oignons nouveaux), les gousses d’ail écrasées, les carottes en rondelles et le bouquet garni à l’huile d’olive.

-Ajouter la tomate concentrée et le vin blanc. Réduire pour évaporer l’alcool.

 -Ajouter les pois gourmands, mouiller avec 1/2L de jus de veau ou d’eau et laisser cuire à feu doux (à couvert) pendant 45 minutes. (la cuisson peut s’effectuer au four , à 180°C, à couvert, compter alors 1H).

-laisser refroidir à température ambiante et réchauffer au moment de servir.

A savoir :

Peut se faire la veille.

Peut se réaliser également avec des cocos plats

22 février 2020

Le palet breton est un biscuit sec en pâte brisée. Il est épais, environ 1,5 cm, et contient en moyenne 20 % de beurre demi-sel ainsi que du sucre vanillé. Son nom vient du jeu de palets, dont les éléments métalliques sont de la forme du biscuit.

Voici ma recette :Pour 15 sablés environ

-100G Beurre demi-sel 
-90G sucre
-130G farine
-7G levure chimique
-2 jaunes d’œuf
-1/2 gousse de vanille

-Ramollir un peu le beurre en tapant dessus avec un rouleau à pâtisserie et mettre tous les ingrédients dans le batteur avec la feuille.

-Bien mélanger sans trop chauffer.

-mettre la pâte sur un film alimentaire et faire un rouleau de 6cm de diamètre.

-Mettre au frais jusqu’au lendemain.

-Chauffer votre four à 160°C.

-sur une plaque recouverte d’une feuille silicone ou d’un papier cuisson, poser des cercles de 6cm beurrés au pinceau.

-couper des tranches dans votre boudin d’1/2 cm d’épaisseur, les poser dans les cercles et enfourner 18mn environ.

Le palet (ou sablé) va pousser à la cuisson pour atteindre un bon centimètre d’épaisseur.

Astuces de chef :

Dans la pâtisserie d’aujourd’hui, le palet breton n’est pas seulement utilisé comme biscuit du goûter mais aussi comme fond de tarte.

Vous pourrez ainsi régler votre épaisseur (et donc votre cuisson) selon vos besoins .

Vous pouvez faire toutes sortes de tartes sur un sablé breton, aux fruits, au citron (en pochant votre crémeux citron en plots), au chocolat (avec ganache montée) ou une tatin revisitée en posant dessus une pomme confite au caramel….

22 février 2020

La panisse est une spécialité culinaire d’origine ligure.

C’est une préparation à base de farine de pois chiches, qui se mange en friture ou dorée au four.

On la moule soit sous forme de rouleaux de 20 cm de long et de 7 cm de diamètre environ que l’on découpe  en disques ou en plaque afin de tailler de grosses frites.

Ensuite on les frit dans l’huile. Elles  se consomment chaudes.

Les panisses sont une spécialité de la cuisine provençale. On les achète à la douzaine et on peut les consommer « sur le pouce », ou en accompagnement d’une salade en entrée d’un repas.

En Italie, son équivalent, la panissa bénéficie d’une appellation au titre des « produits agroalimentaires traditionnels » italiens.

Elle est comparable à la socca niçoise, à la «cade toulonnaise» ou encore à la Calentica algérienne spécialité d’Oran.

A Marseille, elles sont généralement associées au quartier de l’Estaque au même titre que les chichis.

Sur un plan nutritionnel, elles remplaceront avantageusement les frites. A base de farine de pois chiches (légumineuse riche en protéines végétales, fibres, vitamines A, B6 et C notamment, calcium, phosphore, potassium, zinc, magnésium, fer et sodium), ces sticks ont un Index Glycémique bien moins élevé que leurs cousines les galettes de polenta pour une texture quasi similaire.

Voici ma recette : Pour 6 personnes

– 250 g de farine de pois chiches
– 1 litre d’eau
– 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
– 1 cuillère à soupe de sel
– huile végétale  pour friture


– Verser la farine dans une casserole qui n’accroche pas

– Verser l’eau froide par petites quantités en remuant régulièrement au fouet pour éviter de faire des grumeaux

– Ajouter le sel puis l’huile d’olive

– Cuire à feu moyen en remuant en permanence jusqu’à ce que le mélange s’épaississe (au moins 10 minutes)

– Verser le tout sur une plaque préalablement filmée. Lisser, puis déposer une couche de film par dessus. Laisser refroidir.

– Tailler ensuite les Panisses à la forme désirée (frites, dès), puis les frire à 160 °C pendant 3 min.
Déposer sur un papier absorbant et  poivrer avant de servir. 

A savoir :

Si vous n’avez pas de friteuse ou que vous les voulez plus « régime » vous pouvez les frire dans une poêle (avec de l’huile ou à sec) ou les faire rôtir au four 10mn à 180°C.

La farine de pois chiche n’a pas la même densité que la farine de blé.

250 grammes de farine de pois chiche représentent de 330 grammes de farine de blé environ.

Vous pouvez aussi mouler la masse dans un moule à cake huilé …et pour faire des disques disposez la masse sur un papier cellophane et rouler en boudin avant de faire prendre au frais.

La panisse se mange avec les doigts, servie dans un cornet pour un en-cas ou à l’apéro.

Vous pouvez les saupoudrer de Parmesan ou d’herbes de Provence (ou les deux) à la sortie de la cuisson.

Astuces de chef :

Vous pouvez diluer la moitié la farine de pois chiche avec la moitié de l’eau froide et ajouter l’autre moitié d’eau que vous aurez porté à ébullition afin de gagner du temps de préparation.

A la dégustation, trempez vos panisses dans un aïoli ou un ketchup artisanal (photo) de notre fabrication.

Servez-les également en accompagnements de grillades avec des tomates à la Provençale.

22 février 2020

L’acacia pousse un peu partout en Provence et fleuri au printemps. Les fleurs d’acacia poussent en grappes et la floraison ne dure pas longtemps. Les fleurs sont utilisées depuis très longtemps en cuisine.


Dans l’Antiquité, les Grecs et les Romains en agrémentaient déjà leurs plats.
Les origines de la confiserie de fleurs se confondent d’ailleurs avec les débuts de la pharmacie.

 Cueillir une douzaine de fleurs. Vous pouvez les rincer mais ce n’est pas obligatoire. L’eau peut d’ailleurs contrarier la friture. Si vous les rincer, séchez les bien. Contrairement aux beignets de fleurs de courgettes, le beignet de fleurs d’acacia est un dessert (ou un goûter).

Pâte à beignets traditionnelle :

180 g de farine , un sachet de levure chimique, une pincée de sel, 25 cl de lait
un œuf , une c à soupe de sucre semoule, un demi paquet de sucre vanillé,
sucre glace (Finition).


Verser la farine dans un saladier avec le sel, le sucre, la levure.
Mélanger et disposer en fontaine.
Ajouter le jaune d’œuf et le lait.
Mélanger en partant du milieu, en incorporant peu à peu la farine, afin d’obtenir une pâte lisse et homogène.
Battre le blanc d’œuf en neige ferme.
L’incorporer délicatement à la pâte.
Laisser reposer 1 heure.

Pâte à beignets légère :

-50G Maïzena
-50G Fécule de pomme de terre
-50G Crème de riz
-15CL Eau gazeuse
-1 cuillère à soupe d’huile d’olive
-1/2 Sachet de levure chimique
-2 Blancs d’œufs
– 1/2 sachet de sucre vanille

Mélanger le tout sauf les blancs que l’on monte en neige et que l’on incorpore juste avant la cuisson .

Cuisson
Allumer le four à 120 °C.
Faire chauffer l’huile de friture
Tremper les grappes de fleurs dans la pâte en les tenant par la tige.
Laisser égoutter au dessus du saladier pour éliminer le surplus de pâte.
Plonger ensuite les grappes dans l’huile bien chaude.
Laisser cuire quelques instants puis les retourner.
La pâte va gonfler et prendre une jolie couleur dorée.
Déposer au fur et à mesure les beignets sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier absorbant.
Réserver au four le temps de faire cuire l’ensemble des beignets afin qu’ils restent chauds et croustillants au moment de les déguster.

Finition
Déposer les beignets d’acacia sur un plat de service.
Saupoudrer de sucre glace.

A savoir :

-Vous pouvez mettre un peu d’eau de fleurs d’orangers dans la pâte.
– Vous pouvez les manger froids également .
-Les « fécules » sont plus légères que la farine et donnent un côté plus croustillant aux beignets.

L’eau gazeuse quant à elle apportera de la légèreté mais l’eau plate fait aussi l’affaire.

22 février 2020